Après une formation à l'École de Haute Couture de Paris, Anne de Shalla s'établit au Québec.
En 1984, elle lance La Femme en Soie , une ligne de robes du soir. Très impliquée dans le milieu de la mode, elle devient vice-présidente de l'Association des jeunes créateurs de mode du Québec et siège sur le conseil d’'administration du Centre d'entreprise et d'innovation de Montréal (CEIM).
En 1990, elle fonde La Saga Mode, une entreprise spécialisée en design d'accessoires et de manteaux haut de gamme, puis, en 1992, en collaboration avec Furol, elle commercialise le fil de fourrure. En 1994, désirant mettre de l'avant la mode québécoise, Anne de Shalla fonde avec deux associées l'agence Diffusion Griff.
En 1998, elle opte pour le commerce de détail et ouvre sa boutique au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal. Véritable centre de la mode québécoise haut de gamme, la boutique propose du prêt-à-porter féminin, des manteaux pour hommes et femmes, de la fourrure, des accessoires au masculin et au féminin, ainsi que divers coups de coeur.
En 1999, elle organise une mission commerciale à Caen, en France, où elle présente sept griffes québécoises.
La même année, le CEIM lui concède la production de La Grande Braderie de Mode Québécoise. Sous sa gouverne, l'événement double en peu de temps le nombre de ses visiteurs et devient une véritable institution à Montréal (plus de 100 designers participants et 25 000 visiteurs lors des deux éditions de 2011). À l'automne 2011, une première édition de la Braderie est organisée à Québec, avec une soixantaine de griffes participantes. C'est un franc succès (près de 7000 visiteurs).
Engagée dans la vie politique du Vieux-Montréal, elle a été, de 2002 à 2004, présidente du Regroupement des commerçants du Vieux-Montréal. En 2004, elle est à l’'origine de la Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Montréal, dont elle est aujourd'hui vice-présidente.
Toujours en 2004, elle renoue pleinement avec le design de mode et crée une collection d'accessoires et de vêtements déclinés à partir de son vêtement fétiche: le châle. Les deux années suivantes, elle présente avec succès ses collections à la Semaine de mode de Montréal.
Impliquée dans la vie culturelle de la métropole, elle organise, dans la cadre de l'événement Montréal en lumières 2006, une exposition de kimonos travaillés façon sculpture. Parallèlement, elle expose dans sa boutique des photos de l'artiste Janine Guay.
À l'été 2007, elle figure dans l'exposition du photographe Pierre Maraval, Mille femmes Montréal , à la galerie SAS, dans le Vieux-Port de Montréal.
En novembre 2008, elle habille de chocolat Isabelle Racicot, porte-parole du Salon Passion, Chocolat & Cie à Montréal. Elle crée également pour le défilé du Salon des pièces de haute couture «chocolatées», dont une robe de mariée époustouflante.
À l'occasion du Japan Day, en 2008, elle est invitée à présenter ses kimonos devant l'ambassadeur du Japon, au Musée canadien des Civilisations, à Gatineau.
L'année suivante, c'est en complicité avec le chocolatier Christophe Morel qu'elle organise son défilé sous le signe du Moulin Rouge, «à la belle époque des chahuteuses du Tout-Paris». En 2010, elle renouvelle l'expérience «chic & choc», toujours avec Christophe Morel, mais cette fois dans le cadre de l'événement Saveurs & Tentations, sur le thème des Mille et une nuits .
Depuis 2009, Anne de Shalla est à la table de concertation du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE). Elle est aussi membre du comité de travail sur la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.
Anne de Shalla est en outre l'initiatrice et l'une des cofondatrices du Conseil des créateurs de mode du Québec (CCMQ), lancé en 2010.
En 2011, à la demande de plusieurs acteurs locaux, elle s'investit dans la revitalisation du quartier Nouvo Saint-Roch, à Québec: c'est le projet Signatures québécoises , qui vise à transformer le sous-sol de l'église Saint-Roch en centre de rayonnement de la mode québécoise. La fin des travaux de réaménagement est prévue au printemps 2012.
En 2012, Anne est à l'origine, avec "Monsieur Chocolat" au Canada, Jean-Jacques Berjot, du premier "Je t'aime en chocolat" . L'événement, conçu pour marier créateurs de mode et maîtres chocolatiers le temps d'une fin de semaine (à la veille de la Saint-Valentin), est un immense succès: 10 000 visiteurs se précipitent au Marché Bonsecours.
Par Danielle Zana.pdf
La “maîtresse” pense les étoffes à l’'image de l’'aquarelliste face à son chevalet.
Elle médite les avenues possibles de la coupe, de la couture, de l’assemblage et du ciselage. Munie de son instinct, elle dessine un T, et c’'est alors que lui viennent les inspirations les plus fantastiques. Hors du temps, au delà des saisons, les rectilignes avenues des multiples textures s’entrelacent pour finalement suggérer la rondeur et la douceur. La création dépasse la tradition. Anne de Shalla la respecte et la repense avec délicatesse. Aussi exotique qu’'ethnique, son oeuvre est reconnue et continue de susciter l’'émerveillement des plus curieux.
Hélène Tournesac
L'art et la mariée par Anne de Shalla.
Cette collection, présentée en mars 2009 dans le cadre de la Semaine de mode de Montréal, a pour point de départ la fleur d'orchidée, symbole d'amour, de luxe et de beauté.
Tout comme cette fleur délicate et savamment découpée émeut par sa fragilité, les tenues de soirée et les robes de mariée créées par Anne de Shalla nous charment par leur douceur, leur sensualité et leur raffinement.
Collection présentée en mars 2008, dans le cadre de la Semaine de mode de Montréal.
Le raffinement à la française, le savoir-faire québécois: Anne de Shalla nuance toujours son métier. Hétérogène, mais cohérente, sa vision de la mode repose sur la diversité.
Ici, elle s'’inspire du froid pour réchauffer nos envies de mode. Peaux et fourrure, vêtements et accessoires, la designer déborde d'’imagination.
Ce souffle, elle le doit notamment à Gabriel Francis, inventeur du procédé Furol, véritable précurseur du métier. Engagé dans la voie de l'’économie de la matière première, Gabriel Francis réinvente la fourrure en choisissant de perforer le cuir de chaque peau de points “façon jersey”.
Un minutieux travail fait main qu’'Anne de Shalla reprend avec brio, confiant légèreté et souplesse à ses créations.
«Aujourd’'hui, le fouchâle est un must dans une garde robe», nous dit Anne de Shalla. La designer a conçu cette pièce d'’habillement pour votre entière convenance et pour votre plus grand confort, mesdames.
Réalisés dans des tissus très chatoyants allant de la soie au polyester, en passant par la dentelle, le velours et le jersey "lurex", les fouchâles se présentent autant dans des couleurs classiques et unies que dans des tons multicolores, flamboyants et vibrants reppelant les impressions de Paul Klee, les couleurs de Picasso.
Anne de Shalla a développé toute une approche philosophique autour de son fouchâle. Pour elle, il est non structuré, sensuel, surprenant. C’est un accessoire ludique qui met à contribution votre imagination et vos sens artistiques.
Daniel Robin
Le prêt-à-porter par Anne de Shalla.
Anne de Shalla offre un service de confection sur mesure pour toutes vos occasions spéciales, du dessin à la touche finale.
Sur rendez-vous uniquement, à la Boutique Anne de Shalla.
Outre son engagement constant pour la mode québécoise et ses créateurs, Anne de Shalla participe chaque année à plusieurs événements en faveur de causes et d'organisations qui lui tiennent à coeur.
En 2011, elle a notamment pris part aux défilés "SOS Japon", au bénéfice de la Croix-Rouge japonaise, et "Fashion For Love", en faveur de la Fondation Farha. Elle a également habillé certaines hôtesses de la soirée bénéfice "Soutenons le Japon - Cocktail dînatoire Mikado", qui a permis de recueillir 15 000 dollars pour les sinistrés des catastrophes au Japon.
Pour le plaisir et par sens du défi, elle travaille de paire avec le maître chocolatier de renommée internationale, Christophe Morel, lors des grands salons du chocolat montréalais. Le duo "chic & choc", comme certains l'ont baptisé, présente ses créations dans le cadre des fameux défilés chocolatés.
PRÊT-À-PORTER
Anne de Shalla
Autrefois Saïgon
Cherry Bobin
Collection Arianne
Julie Bou
Martin Lim
Muse par Christian Chenail
Second Clothing
Slak
SOIRÉE
FOULARDS
Furlux
Furol
Louise Pominville
HOMMES
Di Capra
Luc Desrosiers
FEMMES
Dino Gaspari
Pépin Design
Rudsak
BIJOUX
Boa
Sylvie Germain
Thérèse Gauvreau
Véronique Créations
SACS À MAIN
Adriana Handbags
Concubine
CHAPEAUX
Castor du Lac
Geneviève Dostaler
Gervaise Caron
Luna Furs
Ophélie Hats
Ricardo
PANTOUFLES
BOTTES ET CHAUSSURES
Fièrement produite par Anne de Shalla depuis 1999, la Braderie de Mode Québécoise est un événement shopping connu, reconnu, couru et attendu.
Commencée à Montréal en 1994 avec quelque 50 clients, la Braderie attire à présent près de 25 000 visiteurs sur quatre jours, et ce, deux fois par an (à l'automne et au printemps). Plus de 100 designers et entreprises de mode participent à chaque édition au Marché Bonsecours, ce qui fait en sorte qu'on trouve vraiment de tout à la Braderie, en toute saison: prêt-à-porter féminin, masculin, mode enfantine, manteaux, sportswear, cuir, fourrures, chaussures, maillots de bain et lingerie, vêtements de détente, accessoires (chapeaux, bijoux, etc).
Depuis l'automne 2011, l'événement se tient également à Québec, au terminal de croisières Espaces Dalhousie, la fin de semaine suivant l'édition montréalaise. Une soixantaine de griffes sont présentes.
Pourquoi un tel engouement? Les "recessionistas" le savent: la Braderie, c’est d'abord l’'assurance de réaliser des affaires en or, avec des rabais de l'ordre de 50 % à 80 % sur l'ensemble des collections, sans compter la possibilité de mettre la main sur des pièces uniques et des échantillons. Mais la Braderie, c’est aussi l'occasion de découvrir les étoiles montantes de la mode québécoise et de faire un brin de causerie avec ses créateurs favoris, puisque ces derniers sont souvent présents à leurs kiosques. Enfin, renouveler sa garde-robe à la Braderie, c’'est acheter local et, ainsi, encourager ce qui se fait de mieux ici.
Des designers à la rescousse de l'église Saint-Roch
Radio-Canada.ca
23 septembre 2011
Église Saint-Roch: des créateurs québécois à la rescousse
Marie-Claude Boileau, Carrefour de Québec
Église Saint-Roch: la boutique de mode sera une "plus-value", selon Labeaume
Valérie Gaudreau, Le Soleil
"Un projet très audacieux"
Marc-André Gagnon, Le Journal de Québec
24 septembre 2011
Une première Braderie de la mode à Québec
Véronique Demers, Québec Hebdo
Marché Bonsecours: 100% Québec
Olivier Robillard Laveaux, Voir
26 mai 2011
The Big Fashion Sale: a fashion rendez-vous
Katherine Ellis, Bohemia Magazine
April 28, 2011
Q+A with La Braderie founder Anne de Shalla
Candice Pantin, Montreal InFashion
April 11, 2011
Princesse d'un soir
Bureau de la mode de la Ville de Montréal, ModeMontréal.tv
11 avril 2011
Défilé-bénéfice SOS Japon: la mode contre vents et... tsunamis!
Marie-France Pellerin, 24h Montréal
26 mars 2011oL
Fashion For Love: pour appuyer la cause de la Fondation Farha
Seydou Coulibaly, Le Bruyant
1er mars 2011
Encan: Sapin de stars
Michelle Coudé-Lord, Le Journal de Montréal
19 décembre 2010
Québec veut lutter contre la minceur extrême
17 décembre 2010
Impossible de résister à une telle tentation
9 novembre 2010